Tiger Moth Green R/C Model : un Bijou !

Fabricant : Green R/C Model

Distributeur : JPerkins

Prix indicatif : 349 €

Envergure : 1.98 m

Longueur : 1,67 m

Surface : 118 dm²

Masse annoncée :  5000 g

Masse obtenue :

5500 g (OS FS120)

6000 g (avec réchauffeur de bougie, double alim. et Saïto Fa150)

5 servos / 4 voies

Motorisation conseillée :

.90 à .120 4 temps

Motorisation utilisée :

OS FS120 (4 temps)

Saïto 150 Fa (4 temps)

Hélice : 15x8

Conformes à la notice.

Taille du modèle

Qualité d'assemblage

Entoilage Oracover

Bois de qualité

Découpes laser et collages

Qualités de vol

Prix attractif

Empennages démontables

Embout pour câbles fragiles

Montage un peu long

Assise de l'aile (revue sur l'un des modèles)

Empennages démontables à surveiller (collés sur l'un des 2 modèles)

Non ce n'est pas un superlatif, ce n’est que du bonheur ! Mon 3e kit Green R/C Model et je m’émerveille toujours en voyant la qualité de ces kit jusque dans les moindre détails. Ah si Monsieur Graupner, Kyosho et autres grandes marques bien connues s’en inspiraient un peu, les détracteur des kits RTF n’auraient plus d’argument.

Les petites mains qui ont monté le kit étaient bien agiles, mais il y a aussi le cerveau qui a conçu le kit qui mérite des éloges. Tout, je dis bien tout, est au top. Non ne cherchez pas ce serai de mauvaise foi de dire « oui mais tu vois, si j’avais construit le modèle j’aurai mis un petit renfort ici » ou pire encore « ça j’aurais fait autrement ». S’il devait y avoir modification, ce ne serais vraiment pas une amélioration.

J’ai déjà un peu construit (il faut bien, ça aide au cas où l’on doit réparer), je ne suis pas un maquettiste mais je peu me permettre des critiques et pour une fois il n’y en a pas ! Un aveugle peu monter ce kit, tout y est même la notice qui servira plus à allumer un feu en hiver qu’à aider pour l’assemblage. Tout est si bien pensé qu’il n’y en a pas besoin. Oh stop ne la brûlez pas si vite il y a quand même des informations utiles comme les débattements et le centrage, et encore un moustachu fera ça sans le bout de ce papier ! Bon voila pour la 1ère impression.

Inventaire

Le carton est étonnamment assez plat et pas trop grand pour un biplan de près de 2m. Tout y est bien compartimenté. De plus il est joliment décoré dans ses 3 livrées : rouge/gris, vert/jaune et jaune uni, ce dernier à mon goût est assez fade et ne met pas en valeur le modèle.

Tout y est et l’impression de qualité générale est très bonne. L’assemblage est soigné et l’entoilage est en Oracover. En soupesant la boite, on remarque tout de suite que c’est léger ce qui permet une motorisation à partir de 15cc 4 temps. Le 20cc est à mon sens un bon compromis (l’un des 2 modèles essayé en est équipé) et une motorisation électrique est favorablement envisageable. J’ai personnellement mis un Saïto 150Fa. Je ne parlerai pas d’une motorisation 2 temps, car ce serait une faute de goût inexcusable !

Toutes les commandes sont du type « vas et vient », mais les embouts filetés sont en laiton et après constatation ils s’avèrent fragiles. Il faudra les modifier avant de faire les commandes. Admirer le beau train d’atterrissage, les grosses roues en mousse mais avec moyeux aluminium ! Les mats sont en aluminium profilés et le beau capot en fibre.

Le montage

Comme dit, un aveugle y arriverai car tout est bien réfléchit, les emplacements des vis sont pointés et tout est logiquement bien pré-assemblé.

 L’ordre :

   1- j’ai commencé par le montage des servomoteurs dans le fuselage,

   2- le montage du moteur,

   3- le montage de l’empennage,

   4- la cabane et les ailes.

   5- et pour finir les réglages : centrage et débattements

 Après avoir verni l’intérieur du fuselage, j’ai commencé par l’installation des servomoteurs. J’ai réglé les neutre de ces derniers et fixé les câbles de commandes sur les palonniers.

J’ai monté le moteur, son capot et les commandes interne. C’est plus maniable comme ça. J’ai prévue de monter un réchauffeur de bougie embarqué, pour se rassurer et démarrer comme les « Benzin » : c’est un peu la frime aussi !

L’empennage est le premier gros morceau de boulot. Là, on remarque que ce modèle se mérite quand même un peu et il y a du boulot « chiant ». J’ai, après avoir constaté la fragilité des tiges filetées en laiton, changé celles-ci par des modèles de 3mm en acier. Elles sont surdimensionnées, mais je n’avais rien d’autre sous la main. Les guignols sont superbes et inspire la confiance, de même pour les chapes avec ressort de blocage. L’empennage est monté grâce aux 2 vis qui traversent le stabilisateur de profondeur et se vissent dans celui de direction. Ce montage a été conservé afin d’avoir la possibilité de le démonter pour le stockage hivernal dans mon petit atelier.

On continue sur le fuselage avec le montage de la cabane et la partie centrale de l’aile et les pare-brises. Puis on passe sur les ailes. Avant le gros boulot qui concerne le haubanage et qui conclura la phase « construction » du modèle, il faut monter les servomoteurs d'ailerons. On se contentera de simple modèles standard de 3kg, ce n’est pas un VGM. Ils se montent dans les logements prévus dans les demi-ailes inférieures et on rallonge les câbles de ces derniers. C’est simple et vite fait car il n’y a que 2 ailerons et donc pas de raccord aileron supérieur- inférieur. Après, c’est le tissage de la toile d’araignée du haubanage qui commence. J'ai opté pour une petite modification qui facilitera le montage – démontage. A ce niveau contrôler l’incidence : calage stabilisateur de profondeur 0°, aile inférieur +1,5°, aile supérieur a 1° (sur notre model d’essai).

Pour terminer, on centre le modèle avec l’accu de réception (et du réchauffeur embarqué dans notre cas).

Revue de détails

« Nobody is perfect » (sauf moi !). Il n’y a rien à améliorer à la structure, mais on peu peaufiner certain petit trucs. Les améliorations apportées servent à faciliter le futur montage et garantir une longévité du modèle ou à rassurer plus qu’à l’améliorer.

J’ai pour cela verni l’intérieur du fuselage et surtout le logement du réservoir, j’y ai mis une trappe pour y accéder.

J’ai aussi fait des fermetures type verrière sur les deux trappes permettant l’accès aux servomoteurs qui sont en fait les fonds des postes de pilotage.

A ce sujet éviter les autocollants bleus fournit imitant très mal le tableau de bord. Je vous joins une photo à imprimer qui remplacera avantageusement ceux fournis.

Dans le cas du 1er model d’essai (celui d’un amis), il est équipé d’un OS 120 FS (20cc, 4 temps) et d’un réchauffeur de bougie embarqué, ce qui fiabilise le ralenti et les reprises.

En vol

Le taxiage : une formalité, il tient bien le cap et se conduit sans problème sur le chemin chaotique en herbe jusqu’au bout de piste. Pas de tendance à passer sur le nez ou à dandiner.

Décollage : attention, c’est un train classique, un biplan et il est léger avec de la surface latérale : naturellement, comme une girouette, il préférera se mettre face au vent. Dans notre cas, notre terrain étant assez bien placé par rapport au vent dominant axé nord/sud, nous n’avons pas eu de souci. Mise des gaz progressive, il tire assez droit avec une petite tendance due au couple moteur à se désaxer, mais sa queue se lève très vite. Une fois sur son train, tout se corrige très bien avec une action de la dérive en douceur. Le modèle prend l’air avec une toute petite vitesse, c’est un ULM et il est très beau a voir. Les décollages suivant le confirmeront, c’est un jeu d’enfant.

1er vol : prise d’altitude et le premier tour à vitesse réduite, on corrige les trims, ah non pas besoin, tout était bien, ce qui confirme un bon assemblage et une bonne construction. Et m***, le moteur calle (mais que fait le gow driver ?). Pas le choix, il faut poser en planer et un biplan, ça a de la traîné, ça n’allonge donc pas trop, et il faut garder de la vitesse. Je stresse mon pote ! Du calme, c’est une grande plume, il plane à merveille (même trop bien pour un biplan) et se montre très sage,  rassurant (faut avouer qu’il n’y avait pas de vent).

2e vol : après avoir rebranché le réchauffeur de bougie et quelques réglage moteur, on redécolle et on part à la découverte du domaine de vol de cet bel oiseau dans le son feutré du 4 temps. Les tours de terrain se font à mi-gaz et à une vitesse lente (ce n’est pas un racer !).

Voltige : bon, ce n’est pas un avion de chasse ni un VGM ! Autant dire que le torque, le cercle en tonneau et autre figures extrêmes n’on pas été abordé. On s’est cantonné au domaine de vol du réel, c'est-à-dire le tonneau. Les premiers étaient assez barriqués et pas trop dans l’axe car, dans cette figure, il demande à être piloté. Le looping est bien ample, la vitesse de monté étant identique lors de la décente et c’est très beau a voir. On a essayé le renversement qui se fait très lentement et comme lors du looping, la vitesse de descente est étonnamment lente. Tout passe au ralenti. Pour ce qui concerne le vol dos, il demande à être corrigé lors de la phase retournement comme pour le tonneau pour que se soit propre. Une foi la tête du pilote à l’envers, une petite poussée à la profondeur est nécessaire pour maintenir la position.

L’atterrissage : une formalité par vent nul ou de face. Ça devient sportif si il n’est pas axé ou qu’il est turbulent, c’est un poids plume avec de la surface latérale, ça se complique donc. Nous ne sommes donc pas sortie par tempête : il faut raison garder et être lucide. En cas de risque de pluie, il est préférable d’anticiper car ce n'est pas un traîner de 1m50 qui se démonte en dévissant 2 vis.

Conclusion

Cet avion a un très beau look et une présence sur le terrain comme en l’air. Il demande une évolution du pilotage selon le type de vol. « Cool » il pourrait être mis entre les mains de n’importe quel pilote dégrossi mais plus on lui demande, plus il faut le piloter et ce n’est pas un moustique de 1 m : il faut savoir anticiper.

Son domaine de vol et de voltige s’apparente à un film qu’on voit au ralenti. Mais ce n'est pas parce qu’il est lent que c’est un avion pour le papy. Il demande un bon niveau si on veut l’exploiter et faire de beaux vols (anticipation, pilotage 3 axes).

C’est un bel avion, une vraie réussite. Nous avons craqué pour ce modèle et on envisage des vols en musique à deux : fermez les yeux et rêvez. Ça ne vous tente pas ? Alors oubliez les 20 mn de montage et démontage ! Prévoyez vos lunettes de soleil et une bouteille d’eau, car ce n'est pas pour 5 mn de vols et de plaisir que vous l’emmenez au terrain. De toute façon, on ne vous laissera pas partir si vite du terrain avec un tel avion.

En conclusion, même une construction perso n'est pas parfaite et aura du mal à arriver à ce niveau de finition. J'ai rarement vu un RTF de ce niveau de fabrication et on sent une bonne étude et réalisation. Le résultat coule de source, ce Tiger Moth est non seulement beau, mais vole bien et c'est l'important. Selon le soin apporté au montage, la longévité en dépendra comme toujours mais il en vaut le coup.

Eric PERZ

 

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